LE CADEAU DE NOËL PAR EXCELLENCE

«  Oiseaux » est un luxueux ouvrage qui retrace l’histoire de l’art ornithologique à travers les âges depuis les premières images d’oiseaux stylisées de la Préhistoire et de l’Antiquité jusqu’aux peintures et illustrations de la période contemporaine. L’édition française présentée ici et qui date de novembre 2020 est une traduction de Delachaux et Niestlé faite à partir de « Birds. The Art of Ornithology », édition originale en anglais de Co & Bear Productions Ltd © 2004. Le copyright des illustrations appartient au National History Museum de Londres, © 2004. Le texte original de Jonathan Elphick a été traduit en français par Eric Wessberge. 336 pages, 265 x 280 mm, 39,90 euros. La qualité des reproductions et des informations proposées en fait un ouvrage de haute valeur qui le désigne comme cadeau de Noël par excellence.

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En s’appuyant sur une sélection iconographique empruntée aux plus grands noms de la peinture animalière, Jonathan Elphick présente des oeuvres exceptionnelles, d’une beauté saisissante, dont certaines n’avaient jamais été reproduites dans un livre destiné au grand public. Par le biais de la collection unique du National History Museum de Londres, il nous révèle en détail le cheminement de talentueux artistes naturalistes tels qu’Audubon, Gould, MacGillivray, Bauer ou encore Liljefors et Fuertes, vers la représentation fidèle des oiseaux des cinq continents. Jonathan Elphick, zoologiste de formation universitaire, poursuit depuis cinquante ans un travail d’écrivain, de journaliste et de conférencier spécialisé en ornithologie. Il est l’auteur de nombreux livres et d’articles de presse sur les oiseaux. Voici une sélection de photos, quelquefois recadrées, prélevées dans l’ouvrage avec les légendes correspondantes.

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Coq bankiva, Gallus gallus, par Giovanni da Udine, vers 1550. Cette peinture d’un coq haut en couleur provient d’un livre conservé au National History Museum : Raccolta di Ucelli (Recueil d’oiseaux). Les planches de ce livre sont les reproductions les plus anciennes du musée. Da Udine était un élève de Raphaël à Rome. Il a travaillé pour les Médicis à Florence. Et bien qu’il soit surtout connu pour ses illustrations de végétaux, il a aussi peint des oiseaux. Le Coq bankiva, répandu du nord de l’Inde à la Chine méridionale, est l’ancêtre de la poule domestique.

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Ibis rouge, Eudocimus ruber, par John James Audubon, en 1837. Le fait qu’Audubon ait inclus dans son livre « Oiseaux d’Amérique » ces Ibis rouges (adulte à gauche et immature à droite) est intéressant car il ne s’agit pas d’une espèce nord-américaine mais plutôt sud-américaine, familière des mangroves, des estuaires vaseux et autres habitats humides. Lorsque ces oiseaux vont et viennent de leurs reposoirs en groupes écarlates, ils forment un spectacle magnifique.

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Chardonneret élégant, Carduelis carduelis, par James Hope Stewart, vers 1825-1835. Le chardonneret multicolore est un de nos fringilles les plus séduisants. Le genre Carduelis englobe des granivores qui ont en général le bec plus conique. Le sien, en forme de pincette, reflète une adaptation parfaite au mode alimentaire à base de graines de cirses, comme le montre bien l’oeuvre de Stewart.

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Loddigésie admirable, Loddigesia mirabilis, par John Gould, vers 1849-1861. Les cinq volumes consacrés aux colibris que John Gould produisit à partir de 1849 comptent parmi les plus populaires de cet artiste entrepreneur dont l’oeuvre abondante a marqué durablement l’ornithologie britannique. Les minuscules et hyperactifs joyaux ailés que sont les colibris portent des noms de genre comme Brillant, Coquette, Saphir ou Emeraude. Le nom français de l’espèce représentée ici a été forgé d’après le patronyme de George Loddiges, un ami de Gould qui le fournissait en espèces rares.

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Faisan de Lady Amherst, Chrysolophus amherstiae, par Joseph Wolf, en 1872. Voici un magnifique faisan originaire de Chine et introduit en Angleterre, qui figure dans un des plus beaux livres comportant des planches lithographiées « A Monograph of the Phasianidae ». Le texte de ce livre publié à Londres en 1873 est de Daniel Giraud Elliot, ancien conservateur du département de zoologie au Field Museum de Chicago et cofondateur de l’American Ornithologist’s Union. Wolf, qui fut un des plus grands illustrateurs d’oiseaux de son époque, a réalisé quatre-vingt une planches pour cet ouvrage financé par Elliot grâce à sa fortune personnelle.

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Jardinier du Prince d’Orange, Sericulus aureus, par John Gould, vers 1875-1888. Le livre de Gould sur les oiseaux de Nouvelle-Guinée, « Birds of New Guinea », comprend de nombreuses planches de toute beauté, notamment celles des jardiniers, ainsi nommés parce que le mâle au plumage flamboyant confectionne un berceau de brindilles pour attirer la femelle.

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Grande Outarde et Outarde canepetière, Otis tarda et Tetrax tetrax, par John Gerrard Keulemans, vers 1862-1912. Simplement intitulée Bustards (Outardes), cette grande peinture montre les deux espèces d’outardes nicheuses en Europe, dans un superbe paysage semi-aride tel qu’on peut en imaginer en Espagne où les deux oiseaux sont assez communs. Sur cette composition, on distingue également deux combattants variés mâles et un tout petit rougegorge familier en bas à gauche.

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Ci-dessus : Martin-pêcheur d’Europe, Alcedo atthis, par Charles F. Tunnicliffe, en 1973.
Ci-dessous : Macareux moine, Fratercula arctica, par Henrik Grönvold, en 1926.

https://www.delachauxetniestle.com/livre/oiseaux-5   39,90 euros

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